Ses parents sont issus de deux lignées de notables : hommes de loi de Charolles du côté paternel, d'Alleuze (Cantal) du côté maternel ; en 1907, son père est juge de paix à Allègre, fonction qui lui prend peu de temps ; il s'intéresse à la musique, à l'archéologie, à la photographie, à la chasse et à la vie rurale. Elle a une sœur, née en 1909, Françoise[2]. À la fin de 1932, elle fait un long séjour en Prusse-Orientale (décembre 1932-février 1933) : « premier contact (plein d'aversion et d'ironie) avec le nazisme », notamment à travers les étudiants de l'université de Königsberg, au moment où les nazis sont en train d'arriver au pouvoir (Hitler devient chancelier le 30 janvier 1933). À 70 km d'Arris, il faut plusieurs heures à cheval pour arriver en ces lieux très isolés. Placée dans la catégorie des Verfügbar, prisonnières sans affectation précise, « disponibles » pour des travaux occasionnels, elle réussit à échapper pendant plusieurs mois à tout travail, mais met ses capacités à comprendre le monde où elle se trouve. Ses travaux portent sur les sociétés méditerranéennes et son séminaire d’ethnologie du Maghreb à l'EPHE est resté une référence. Son année de naissance est 1907. Sa mère, résistante comme elle, y est déportée en février 1944 et sera gazée en mars 1945. Placée dans la catégorie des Verfügbar (de l'allemand verfügbar : disponible), prisonniers non affectés à un Kommando de travail, mais « disponibles » pour les pires corvées, elle réussit à échapper pendant plusieurs mois à tout travail pénible, et utilise toutes ses capacités pour comprendre le monde dans lequel elle se trouve. Elle a dès cette époque conscience des problèmes à venir de la société algérienne ; elle en fait état lors d'une conférence prononcée à Paris en 1938 à la demande de William Marçais et du commandant Montagne. Elles réussissent à sortir du camp des documents, notamment des photographies relatives à des expériences médicales menées sur des détenues, le texte de l'opérette, etc. Dans ce cabinet, se trouvent à la fois des « libéraux » (Jacques Juillet, Vincent Monteil) et des conservateurs (Henry-Paul Eydoux, le colonel Constans). À la demande de l'ADIR, elle met au point un texte sur la situation économique et sociale de l'Algérie, publié en plusieurs livraisons dans l'organe du mouvement, Voix et visages, puis sous forme de brochure[40]. Qui est Germaine Tillion ? En France, en 1938, elle apprend l'existence du mouvement formé autour de Messali Hadj. Une partie des archives de ces travaux est aujourd'hui disponible dans le fonds ADIR du BDIC, l'autre (les « fiches blanches ») dans le fonds Germaine Tillion du Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon. Simone Veil et son mari, Antoine Veil, sont entrés au Panthéon, le 1er juillet 2018, sur demande du président de la République Emmanuel Macron. Dénoncée et … Germaine Tillion y mêle des textes relatant avec humour les dures conditions de détention et des airs populaires tirés du répertoire lyrique ou populaire. J’ai considéré que l’on n’avait pas le droit de faire passer une paysannerie à l’état de citadin sans lui offrir un métier par personne. Dans cette opérette, Germaine Tillion mêle, à des textes relatant avec humour les dures conditions de détention, des airs populaires tirés du répertoire lyrique ou populaire. À Fresnes, elle obtient la disposition de sa documentation et poursuit la rédaction de sa thèse. Le mal peut revenir à tout moment, il couve partout et nous devons agir au moment où il est encore temps d'empêcher le pire[27]. Plouhinec. Ses obsèques religieuses[59] ont été célébrées à la paroisse du Saint-Esprit (12e arrondissement de Paris) le 24 avril 2008, là où Germaine Tillion avait l'habitude de commémorer la mort de sa mère, Émilie Tillion (assassinée au camp de Ravensbrück le 2 mars 1945)[60]. Cela l'amène à réinterpréter un certain nombre de faits apparemment anodins en termes de racisme[23]. Elle a une soeur, née en 1909, Françoise. Morte à l'âge de 100 ans (de quoi ?). Il est composé du Conservatoire du littoral, de la Commune et de l’association Maison Germaine-Tillion. Des remarques ? Elle est la 5ème femme à accéder au « Temple de la République » après Sophie Berthelot, Marie Curie, Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz. (p.18, note 2). Le caïd, responsable du douar (payé 750 francs par mois), musulman, mais originaire de Constantine, est un ancien serviteur du sous-préfet ; il y aussi un secrétaire (khodja), payé 300 francs. Les Centres sociaux persistent cependant, fonctionnant plus ou moins bien dans un climat de plus en plus violent ; leur histoire est marquée par des procès (1957, 1959) pour complicité avec le FLN, et surtout par l'attentat de l'OAS le 15 mars 1962, tuant six des cadres, dont Mouloud Feraoun. Elle a une soeur, née en 1909, Françoise. En 1922, ses parents s'installent à Saint-Maur, dans la maison de ses grands-parents maternels, François Cussac (1849-1927) et Marie-Antoinette Vivier (1851-1945[8]). Ethnologue, elle part en 1934 en mission en Algérie pour étudier les Berbères des Aurès. Le douar Tadjemout et les Ouled Abderrahmane, Dernières activités de Résistance (juillet 1941-août 1942), Mission d'observation (novembre 1954-février 1955), Membre du cabinet du gouverneur général (février 1955-janvier 1956), Les contacts avec Yacef Saâdi (juillet-août 1957), Travaux universitaires et engagements humanitaires, « je fais des études qui me plaisent : archéologie à l'École du Louvre, « premier contact (plein d'aversion et d'ironie) avec le nazisme », « terminé l'École du Louvre et deux ou trois certificats en licence, ainsi que le diplôme de l'Institut d'ethnologie, « appris au moins à ouvrir l'œil avant la bouche, et à poser une question avant d'y répondre », Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes. L'entretien dure cinq heures ; il en ressort que Yacef Saâdi s'engage à mettre fin aux attentats aveugles en contrepartie d'un arrêt des exécutions capitales[27]. La mission dure du 18 juin au 3 juillet. En janvier 1942, le procès contre Vildé, Lewitsky, Oddon, etc. En ce qui concerne son activité de résistante, son rang est validé par l'attribution du grade de commandant ; d'autre part, elle est chargée de la « liquidation administrative » du réseau désigné sous le nom de « groupe Hauet-Vildé », qu'elle fait homologuer en 1946 sous le nom désormais usuel de « groupe du musée de l'Homme ». Les jeunes femmes sont toutes les deux bénéficiaires d'une allocation de recherche dans l'Aurès[16]. Peu après l’armistice, elle recherche d'autres personnes ayant le même point de vue qu'elle et prend contact avec Paul Hauet (1866-1945), colonel en retraite devenu industriel, antipétainiste de longue date ; elle trouve aussi des sympathies au Musée de l'Homme (Réseau du musée de l'Homme : Yvonne Oddon, Paul Rivet...). Retrouvez toutes les phrases célèbres de Germaine Tillion parmi une sélection de + de 100 000 citations célèbres provenant d'ouvrages, d'interviews ou de discours. Facultatif : transmettez-nous également les coordonnées GPS de l'emplacement exact de la sépulture de Germaine Tillion. Le 21 octobre 1943, intégrée dans la catégorie NN, Germaine Tillion est déportée sans jugement et emmenée avec 24 autres prisonnières de Fresnes au camp de Ravensbrück, au nord de Berlin, par train de voyageurs (sans passer par le camp de Compiègne). Biographie de Germaine Tillion Germaine Tillion, née à Allègre (Haute Loire) est la fille d'un magistrat et de l'écrivain Emilie Tillion.Elle grandit dans un milieu épris de culture, suit des études supérieures et sort diplômée de l'Institut d'Ethnologie en 1932. La Commission envoie en Algérie cinq personnes, dont Germaine Tillion et Louis Martin-Chauffier (qui ne doivent pas participer à la rédaction du rapport) et trois étrangers. Dès l'âge de huit ans, Germaine est envoyée avec sa sœur Françoise en pension à l'institution Jeanne d'Arc de Clermont-Ferrand. Une allocution reprenant le sens de cette cérémonie fut donnée, et des témoignages furent lus. Ses séjours peu fréquents mais réguliers dans les villes de Batna (en été) ou Biskra (en hiver) lui révèlent cependant que des tensions existent. Arrêtée en 1942, puis relâchée, elle meurt isolée le 31 janvier 1945 dans la maison de Saint-Maur qui a été pillée par les Allemands et dévastée par les intempéries de l'hiver 1944-1945. L'opérette sera mise en scène pour la première fois en 2007 au théâtre du Châtelet, à Paris[33],[34]. Ce fonds, résultat également d’une enquête lancée par régions, est complété par des dossiers individuels contenant des témoignages, de la correspondance, des poèmes... L’ensemble de ce fonds a été déposé en 1995 au Musée de Besançon qui s’efforce de poursuivre le travail, de le porter à la connaissance des chercheurs. Revenue à Paris, elle a dès le 8 juillet une entrevue avec André Boulloche, ancien résistant et déporté, chef de cabinet du nouveau Président du conseil Maurice Bourgès-Maunoury. modifier - modifier le code - modifier Wikidata. » Pour elle, le nazisme est l'incarnation du mal[27]. 100 ans Ces événements amènent Louis Massignon à faire appel à Germaine Tillion ; il obtient pour elle une mission d'observation de trois mois du ministre de l'Intérieur de Pierre Mendès France, François Mitterrand (25 novembre 1954)[36]. Yacef Saâdi, responsable de la Zone autonome d'Alger, est alors traqué par les parachutistes du général Massu. Au premier abord, elle a l'impression qu'il n'existe pas de problèmes majeurs dans les relations entre Français et Algériens. Après le départ de Jacques Soustelle, elle passe trois mois chez les Touareg dans le Sahara, avant de rentrer à Paris. Elles réussissent à sortir du camp des documents, notamment des photographies relatives à des expériences médicales menées sur des détenues, le texte de l'opérette, etc. Après le baccalauréat en 1925, Germaine Tillion mène des études éclectiques : « je fais des études qui me plaisent : archéologie (comme les parents), puis préhistoire, puis histoire des religions, égyptologie, folklore français et celtique et surtout ethnologie qui me passionne ». Elle meurt le samedi 19 avril 2008 à son domicile de Saint-Mandé[58] (Val-de-Marne), tout près du bois de Vincennes, dans sa 101e année. Elle apporte son soutien au général lors des élections présidentielles de 1965. Alors, elles ont beaucoup en commun, ces deux femmes, et d’abord la terrible expérience de Ravensbrück. En 2008, à presque 101 ans, Germaine Tillion décède, mais reste l'une des figures incontournables de l'ethnologie moderne et de la défense des droits de l'homme. Après Marie Curie et l’épouse de Marcelin Berthelot qui avait suivi son mari dans cette dernière demeure, voici donc pour commencer Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion. À la demande de l'ADIR, elle met au point un texte sur la situation économique et sociale de l'Algérie, publié en plusieurs livraisons dans l'organe du mouvement, Voix et visages, puis sous forme de brochure. aboutit à sept exécutions pour espionnage. En 1932, elle entre aussi en contact avec Louis Massignon, autre professeur au Collège de France, à l'origine spécialiste de l'islam, mais qui est devenu un chercheur pluridisciplinaire dans le domaine musulman. C'est lui qui sollicite de Germaine Tillion un entretien qui a lieu le 4 juillet 1957, dans la Casbah d'Alger ; ce jour-là, elle le rencontre (il est présenté comme « le Grand Frère »), accompagné d'Ali la Pointe (le seul qui soit nommé), en présence de Zohra Drif et de Fatima Bouhired. ... J´ai eu le grand plasir de rencontrer Denise et son mari Alain - meme de les accompagner durant leur voyage dans mon pays. En 1922, ses parents s'installent à Saint-Maur, dans la maison de ses grands-parents maternels, François Cussac (1849-1927) et Marie-Antoinette Vivier (1851-1945). Le 21 octobre 1943, intégrée dans la catégorie NN, Germaine Tillion est déportée sans jugement et emmenée avec 24 autres prisonnières de Fresnes au camp de Ravensbrück, au nord de Berlin, par train de voyageurs (sans passer par le camp de Compiègne). aboutit à sept exécutions pour espionnage. Fréquentant régulièrement le Musée de l'Homme, elle fait la connaissance d'un des sous-directeurs, l'ethnologue Jacques Soustelle. Ayant quitté Paris avec sa mère, c'est au cours de l'exode qu'elle entend le discours de Pétain du 17 juin (« il faut cesser le combat »), auquel elle réagit par un refus immédiat et catégorique. À 70 km d'Arris, il faut plusieurs heures à cheval pour arriver en ces lieux très isolés. Il est décidé qu'elle reprenne contact pour, « à ses risques et périls », rencontrer un membre du CCE du FLN. Elle s'engage particulièrement pour l'émancipation des femmes de Méditerranée (pas seulement celles du monde musulman), qui doivent par obligation économique avoir beaucoup d'enfants mais aussi privilégier les fils sur les filles[27]. Ses parents appartiennent au monde de la bourgeoisie à la fois républicaine et catholique[3] et sont issus de deux lignées de notables : hommes de loi de Charolles du côté paternel, d'Alleuze (Cantal) du côté maternel ; en 1907, son père est juge de paix à Allègre, fonction qui lui prend peu de temps[4] ; il s'intéresse à la musique, à l'archéologie, à la photographie, à la chasse et à la vie rurale[5]. Germaine Tillion, « Ne pas tourner le dos ». Celui-ci, responsable de la Zone autonome d'Alger, est alors traqué par les parachutistes du général Massu. Elle s'engage aussi au sein de l'Association contre l'esclavage moderne. En 2004, elle lance avec d'autres intellectuels français un appel contre la torture en Irak. Dans l'article intitulé "Réflexions sur l’étude de la déportation", paru dans la Revue d'Histoire de la Deuxième Guerre Mondiale en juillet 1954, elle écrit ceci à propos des affabulateurs : "Ces personnes [qui mentent gratuitement] sont, à vrai dire, beaucoup plus nombreuses qu’on ne le suppose généralement, et un domaine comme celui du monde concentrationnaire – bien fait, hélas, pour stimuler les imaginations sadomasochistes – leur a offert un champ d’action exceptionnel. Quelle est l'année de naissance de Germaine Tillion ? (7) Germaine Tillion, Le Harem et les cousins, Seuil, 1966, p. 7. À la fin de sa mission, elle revient à Alger peu après la nomination comme gouverneur général du gaulliste et ancien résistant Jacques Soustelle. Suite à une entrevue qu'elle a sollicitée par courtoisie administrative (22 février 1955), il décide de lui confier une responsabilité comme membre de son cabinet chargé des affaires sociales et éducatives. Par la suite, elle entre en contact avec d'autres intellectuels algériens, notamment Mohammed Bendjelloul, médecin à Batna ou des instituteurs qui éditent La Voix des humbles. À cette époque, âgée de 90 ans, elle se décide à reprendre les notes des années 1930 qu'elle n'avait pas emmenées à Ravensbrück et publie un aperçu de ce qu'aurait été sa thèse sur les Ouled Abderrahmane (Il était une fois l'ethnographie, 2000). Face à cette politique, elle soutient le développement des Centres sociaux jusqu'au début de 1957 quand elle se rend compte que les choses ont changé et notamment que la généralisation de la torture rend impossible tout arrangement. Durant ces années, elle réalise vingt missions scientifiques en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Par la suite, elle fit son entrée au Panthéon le 27 mai 2015, aux côtés de trois autres résistants de la Seconde Guerre Mondiale : Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay. Chaque année, le douar reçoit la visite du percepteur (70 000 francs perçus en 1936[18]) et d'un médecin militaire venant vacciner les bébés. Les Centres sociaux persistent cependant, fonctionnant plus ou moins bien dans un climat de plus en plus violent ; leur histoire est marquée par des procès (1957, 1959) pour complicité avec le FLN, et surtout par l'attentat de l'OAS le 15 mars 1962, tuant six des cadres, dont Mouloud Feraoun. La Résistance devait organiser des évasions, informer la population soumise à la propagande nazie et soutenir les Anglais[27]. Elle analyse que la Résistance s'est réalisée dans l'urgence : ce ne sont pas les réseaux qui cherchaient des volontaires mais des volontaires qui cherchaient des organisations. En mars 1944, elle fait clandestinement une conférence pour quelques-unes des déportées françaises. En 2000, la revue Esprit lui consacre un numéro spécial. // NOS LECTURES \\ Germaine Tillion, Une opérette à Ravensbrück, édité pour la 1ère fois en 2005 L’auteure : Ethnologue et résistante déportée, Germaine Tillion a passé deux ans à Ravensbrück, utilisant son expertise scientifique pour décrypter l'univers des camps. Institut national des langues et civilisations orientales, École des hautes études en sciences sociales, Grand'croix de l'ordre national du Mérite, Commandeure de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne, Liste des personnes inhumées au Panthéon de Paris, Grand-croix de l'ordre national du Mérite, Médaille de la déportation pour faits de Résistance, ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne, musée de la Résistance et de la Déportation, Institut national des sciences appliquées de Rouen-Normandie, musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, Institut national des études territoriales (INET), École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques, Institut régional d'administration de Lyon, Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon, département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, La carrière de Germaine Tillion à l'École Pratique des Hautes Études (EPHE), « Germaine Tillion, cent ans de résistance ». Fréquentant régulièrement le Musée de l'Homme, elle fait la connaissance d'un des sous-directeurs, l'ethnologue Jacques Soustelle. Germaine Tillion est convoquée et son témoignage pourrait faire basculer le procès. Sur le plan administratif, elle ne quitte cependant pas le CNRS, dont elle est seulement « détachée ». Nous avons connu de nombreux tarés mentaux, mi-escrocs, mi-fous, exploitant une déportation imaginaire ; nous en avons connu d’autres – déportés authentiques – dont l’esprit malade s’est efforcé de dépasser encore les monstruosités qu’ils avaient vues ou dont on leur avait parlé et qui y sont parvenus. Les membres du site ont décidé de porter Germaine Tillion au plus haut niveau du site en lui attribuant une note moyenne de 5 sur 5 avec 1 note. Une partie des archives de ces travaux est aujourd'hui disponible dans le fonds ADIR de La contemporaine, l'autre (les « fiches blanches ») dans le fonds Germaine Tillion du Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon. Rien n'est jamais acquis. À la fin de 1940, elle donne les papiers de sa famille à une famille juive qui sera ainsi protégée jusqu'à la fin de la guerre. Dans le cadre d'une série de témoignages de personnalités ayant marqué le 20ème siècle, interview aujourd'hui de Germaine TILLION, ethnologue et résistante déportée en camp de concentration, engagée notamment contre Staline et contre la torture en Algérie pendant la guerre, âgée aujourd'hui de 93 ans. Elle fait la connaissance de Margarete Buber-Neumann, qui dès cette époque, lui apprend ce qu'est le système concentrationnaire soviétique. Germaine Tillion, qui fut résistante et déportée à Ravensbrück, a eu très tôt le courage de dénoncer les imposteurs qui inventèrent des récits imaginaires à propos de la Shoah. J'ai considéré que l'on n'avait pas le droit de faire passer une paysannerie à l'état de citadin sans lui offrir un métier par personne. Cf. L'entretien dure cinq heures ; il en ressort que Yacef Saadi s'engage à mettre fin aux attentats aveugles en contrepartie d'un arrêt des exécutions capitales. Aidez-nous à localiser la tombe de Germaine Tillion en nous envoyant l'adresse du lieu où se trouve sa sépulture (cimétière...). Le 1er novembre 1954, jour de la « Toussaint rouge », qui marque le début de la guerre d'Algérie, un des attentats les plus graves a lieu dans l'Aurès : l'interception de l'autobus Biskra-Arris, suivi de la mort du caïd Ben Hadj Sadok et d'un instituteur venu de métropole, Guy Monnerot ; d'autre part, quatre militaires français sont tués à Batna et à Khenchela. Son activité d'ethnologue se poursuit ; en 1959, elle passe du CNRS à la Sixième section de l'École pratique des hautes études (EPHE), la section des Sciences économiques et sociales alors dirigée Fernand Braudel; sous la direction de Jacques Le Goff, elle devient l'EHESS en 1975, deux ans avant que Germaine Tillion prenne sa retraite. Dès le début du séjour à Göteborg, Germaine Tillion lance un travail de recherche sur le camp de Ravensbrück à travers un questionnaire qu'elle utilisera ensuite pendant plusieurs années. Sa mission se déroule principalement dans le département de Constantine, surtout dans l'Aurès, où elle revient dans les lieux qu'elle a connus vingt ans avant, assez changés : une piste monte à Kebach où elle trouve deux petites épiceries. Cf. Il y a même eu des éditeurs pour imprimer certaines de ces élucubrations, et des compilations plus ou moins officielles pour les utiliser, mais éditeurs et compilateurs sont absolument inexcusables, car l’enquête la plus élémentaire leur aurait suffi pour éventer l’imposture." Elle est la fille de Lucien Tillion[1] (1867-1925), magistrat, et d'Émilie Cussac (1876-1945), connue sous son nom marital, Émilie Tillion. La nuit je rêvais de m'engager comme chien de guerre[7]. Ses séjours peu fréquents mais réguliers dans les villes de Batna (en été) ou Biskra (en hiver) lui révèlent cependant que des tensions existent. Germaine Tillion était ethnologue. La mission dure du 18 juin au 3 juillet. Début avril, 300 Françaises sont évacuées par la Croix-Rouge internationale, mais les NN sont exclues. Germaine est digne d'être mieux connue… Le département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France conserve pour sa part les archives de Germaine Tillion, données en 2008 et 2009 par l'Association Germaine Tillion et Monsieur et Madame Dozières-Lévy. Ce n'est qu'en 2000 qu'elle a publié un ouvrage consacré spécifiquement à l'Aurès : Il était une fois l'ethnographie, suivi en 2005 de L'Algérie aurésienne (choix de ses photographies des années 1930). En avril 2008, Yacef Saâdi était à son chevet une semaine avant sa mort, il était également présent à Paris lors de sa panthéonisation le 27 mai 2015[48]. Elle pense qu'un effort doit être fait en priorité pour scolariser correctement et former professionnellement les jeunes Algériens du monde rural. Les meilleures citations de Germaine Tillion. Puis elle s'installe sur le versant sud du djebel Ahmar Khaddou, à Kebach, centre de l'arch (« peuple ») des Ouled Abderrahmane. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Germaine Tillion Née en 1907, à Allègre en Haute-Loire, Germaine Tillion est élevée par sa mère, Émilie, assurant l’éducation de ses deux filles comme rédactrice des Guides Bleus après la mort de son mari en 1925. Elle a lieu en 1935-1936 ; Germaine Tillion accompagne Thérèse Rivière chef de mission et directrice du département « Afrique Blanche et Levant », au Musée d'ethnographie du Trocadéro. C'est donc ce groupe qui devient le sujet de sa thèse, qu'en 1938, elle envisage d'intituler Une République du sud-aurésien. Germaine Tillion figure parmi les femmes françaises qui ont le plus marqué le XXe siècle. Puis un événement inattendu a lieu : la tentative de Himmler de négocier son avenir avec les puissances occidentales. compte rendu de la séance du conseil municipal du 21 janvier 2016. Plusieurs films ont été consacrés à Germaine Tillion : Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. En 2000, la revue Esprit lui consacre un numéro spécial. Germaine Tillion. À cette époque, âgée de 90 ans, elle se décide à reprendre les notes des années 1930 qu'elle n'avait pas emmenées à Ravensbrück et publie un aperçu de ce qu'aurait été sa thèse sur les Ouled Abderrahmane (Il était une fois l'ethnographie, 2000). Son livre Le Harem et les cousins (1971) suscite des réactions hostiles de la part de certains intellectuels du monde musulman. Après le retour à Paris de Boris Vildé (juillet) et d'Anatole Lewitsky (août), s'établit un réseau autour de Paul Hauet et Boris Vildé, avec pour objectifs l'assistance aux prisonniers de guerre notamment africains ; le renseignement militaire ; la propagande (journal Résistance, publié à partir de décembre 1940). En pratique, l'ordre repose sur les normes traditionnelles, fondées sur l'honneur familial (vendetta et composition) et sur la suprématie des « Grands-Vieux ». La Commission envoie en Algérie cinq personnes, dont Germaine Tillion et Louis Martin-Chauffier (qui ne doivent pas participer à la rédaction du rapport) et trois étrangers. En particulier, au début de 1935, elle rencontre le docteur Chérif Saadane, victime à Biskra de l'attitude raciste de la bonne société.